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Sésamath : Mode d'emploi

Système scolaire Suisse

Quelques points de repère sur l’organisation scolaire en Suisse

La Suisse est une confédération de 26 cantons (la “confédération helvétique”, d’où le CH collé à l’arrière des voitures !), dont 7 où l’on parle français. Chaque canton est responsable de l’organisation scolaire et de la formation des enseignants ce qui, historiquement, a conduit à développer 26 systèmes éducatifs parallèles pas toujours cohérents... Depuis peu, un concordat entre cantons (appelé Harmos) pousse à une meilleure harmonisation : l’école obligatoire commence pour tous à 4 ans et se termine à 15 ans ; les élèves sont jusque vers 12 ans à l’école primaire, sous la responsabilité d’un unique enseignant généraliste, puis finissent de 12 à 15 ans leur scolarité obligatoire dans une structure dite “secondaire” (à Genève appelée “Cycle d’Orientation” [CO]), où ils sont alors confiés à une douzaine d’enseignants spécialistes de leur discipline.

Cette école obligatoire est suivie par différentes filières dites du “post-obligatoire” : formations générales (gymnasiale pour préparer aux études universitaires, de culture générale en arts, santé, social ou communication) ou pré-professionnelles (commerciales, techniques, …). Des plans d’études romands (PER) fixent un cadre commun tout en laissant une certaine marge de manœuvre aux cantons dans leur implémentation.

La formation des enseignants peut également fortement varier d’un canton à l’autre, même si la tendance va vers la création de hautes écoles pédagogiques (HEP) de niveau universitaire. Le canton de Genève, où la tradition veut que la part de formation en emploi conserve une place plus importante a créé un Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) rattaché directement à l’université.

La problématique des moyens d’enseignement

À l’école obligatoire, des moyens imposés

Les moyens d’enseignement pour l’école obligatoire sont le plus souvent communs à une discipline et à un canton, parfois à plusieurs cantons. Les enseignants ou les établissements ne sont pas libres de les choisir. En mathématiques comme ailleurs, cette politique fait débat. En effet, des moyens romands d’enseignement des mathématiques (MERM) ont été produits et imposés aux enseignants dès le milieu des années 2000.

Une méthodologie au forceps

Ces moyens étaient à l’origine essentiellement conçus sur une base socio-constructiviste : de très nombreux problèmes étaient mis à disposition des enseignants, mais sans découpages annuels, avec extrêmement peu d’éléments théoriques ou d’exercices de consolidation. Cette situation a conduit de nombreux enseignants à rejeter en bloc ces moyens (pétitions, articles,…) et à utiliser en classe de façon plus ou moins officielle toutes sortes d’autres ressources, le plus souvent conçues de façon individuelle. Depuis 2011-2012, une refonte de ces manuels a été effectuée, sous le nom de Math 9-10-11. La nouvelle version, qui ressemble aux manuels Sésamath, incorpore un découpage annuel et plus d’exercices de consolidation.

Au post-obligatoire, beaucoup de liberté !

Au post-obligatoire par contre, la situation est presque contraire : des programmes souvent assez généraux et une grande liberté laissée à l’enseignant quant au choix des moyens d’enseignement. En mathématiques, aucun manuel commun, même au sein d’un établissement. Et par conséquent, de nombreux enseignants, en particulier les plus jeunes, qui passent beaucoup de temps à créer leurs cours.